Lymphomes – Prof. Laurence de Leval (CHUV) et Prof. Raphael Gottardo (CHUV)

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Lorsque la pathologie numérique rencontre la protéomique spatiale : vers un diagnostic de précision transformé pour les lymphomes à cellules T

Ce « fonds affecté » a été attribué à la Prof. Laurence de Leval (CHUV) et au Prof. Raphael Gottardo (CHUV) en septembre 2026 pour une durée de 3 ans. Soutenu par une généreuse contribution de la Loterie Romande.

Les lymphomes à cellules T (TCL) sont des tumeurs malignes agressives rares considérées comme des besoins cliniques non satisfaits. Leur classification est complexe en raison de la diversité des types histologiques, des origines cellulaires et de la génétique. Cette étude vise à améliorer leur diagnostic en se concentrant sur les entités anaplasiques, folliculaires auxiliaires et « non spécifiées ». À l’aide de l’immunofluorescence cyclique (imagerie COMET™), nous exploiterons des marqueurs diagnostiques individuels dans des panels multiplex pour cartographier les phénotypes cellulaires et les interactions spatiales dans les biopsies traitées en routine. Celles-ci remplaceront l’immunohistochimie standard et intégreront de nouvelles signatures phénotypiques liées aux tumeurs et au microenvironnement découvertes par la transcriptomique unicellulaire et spatialement résolue.

En tirant parti de l’imagerie multiplex et de la biologie spatiale, l’objectif du projet est de contribuer à un diagnostic plus précis, susceptible d’améliorer la prise en charge des patients au travers d’applications cliniques pertinentes et efficaces.

Approche

Le projet intégrera la pathologie computationnelle à des modèles d’apprentissage profond afin d’extraire des caractéristiques morphologiques à partir d’images H&E en reliant les informations moléculaires et histologiques. Il prévoit la construction d’un atlas de lymphomes à cellules T validés par des experts diagnostiques et caractérisés génétiquement, ainsi que l’analyse de tissus lymphoïdes de contrôle. Cette démarche permettra d’établir des seuils de référence, d’identifier des modèles propres aux différents sous-types de lymphome et de mettre en évidence des signatures pronostiques et thérapeutiques exploitables.