Cancer de l’ovaire – Prof. Denarda Dangaj (UNIL)

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Mieux exploiter le paysage immunitaire du cancer de l’ovaire au service d’une thérapie de précision

Ce « fonds affecté » a été attribué à la Prof. Denarda Dangaj en mai 2026 pour une durée de 3 ans.

Le cancer de l’ovaire demeure une cause majeure de mortalité par cancer chez les femmes. Il présente un défi particulier car il récidive fréquemment après les traitements standards et répond encore peu aux immunothérapies. Ce projet vise à mieux comprendre pourquoi certaines tumeurs réapparaissent après la chimiothérapie et comment elles parviennent à échapper au système immunitaire afin d’ouvrir la voie à des approches thérapeutiques plus ciblées et plus personnalisées. 

Pour répondre à ces questions, les chercheurs analysent des échantillons tumoraux provenant de 69 patientes, en comparant les tumeurs initiales à celles qui récidivent après traitement. Grâce à des techniques avancées, notamment la pathologie numérique et le séquençage unicellulaire, ils étudient en détail l’organisation et le rôle des cellules immunitaires au sein du microenvironnement tumoral, avec une attention particulière portée aux lymphocytes T ainsi qu’aux cellules myéloïdes, telles que les macrophages et les cellules dendritiques. Des modèles précliniques chez la souris complètent cette approche afin de suivre l’évolution de la maladie dans des conditions proches de celles observées chez l’être humain. 

Le projet a permis d’identifier quatre profils distincts de réponse immunitaire au sein des tumeurs ovariennes dont certains semblent freiner la progression tumorale, tandis que d’autres la favorisent. En précisant le rôle de ces différents profils immunitaires, l’équipe entend mettre en évidence des biomarqueurs fiables pour prédire l’évolution de la maladie et la réponse aux traitements, mieux identifier les patientes susceptibles de bénéficier d’une immunothérapie et définir de nouvelles cibles thérapeutiques pour limiter le risque de rechute. À terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de traitements mieux adaptés au profil immunitaire de chaque patiente.